Il a fallu huit ans à la musique de Soltero pour traverser l'Atlantique, huit ans qui virent Tim Howard et sa musique déambuler à loisir autour d'un folk pouvant être solitaire ou orchestré, amer ou ironique, mais toujours authentique et personnel. Huit ans d'écriture et de concerts où Soltero partage la scène avec The Mountain Goats, Magnolia Electric Co, Of Montreal ou The Fiery Furnaces... Et il fallut un flamboyant quatrième album (Hell train, 2005) unanimement salué par la critique indépendante américaine pour que s'éveille timidement l'attention en France, grâce à quelques médias particulièrement à l'affût.
Tim Howard ne se contente pas ici d'égrener quelques perles acoustiques. Il les assemble en un édifice aux diverses facettes, se dévoilant peu à peu autour d'une musique tour à tour immédiate, atmosphérique ou espiègle, mais toujours finement arrangée ; dans un esprit pas si lointain de cette science du détail propre à Brian Wilson ou des envoûtements mélodiques dIron & Wine.