Cette suite à "Salam Haleikoum", bijou inclassable d'électro et de traditions marocaines mêlées, paru en 2002, révèle un premier constat : dire que Naab en a sous le pied est un doux euphémisme. On connaissait le bonhomme, sa patte de producteur et de compositeur nomade, beatmaker d'exception, esprit éveillé, curiosité insatiable. Il nous ouvre ici de nouvelles portes, d'autres niveaux de conscience. En discutant avec lui, on réalise que le plan était prémédité. Democrisis est le deuxième volet d'une trilogie. Après s'être présenté et interrogé sur lui-même dans Salam Haleikoum, Naab s'est fait voyageur, observateur, s'imprégnant du fracas ambiant d'un monde en pleine mutation pour en extraire la matière sonore de Democrisis.