Amazon.fr
Quatorzième album pour le désormais quinquagénaire Louis Chedid après un silence de quatre années. Le chanteur à la bonhomie proverbiale revient sur un tapis de ballades acoustiques tissées par le fameux David Whitaker (Rolling Stones, Marianne Faithfull, Gainsbourg, Air) et un splendide orchestre à cordes. Enregistrés dans le studio mythique d'Abbey Road, les 15 titres inédits de ce Boucbelair (nom du village provençal fréquenté par Chedid enfant) baignent dans une douce nostalgie légèrement teintée d'électronique. Du dépouillement de "Boucbelair" à la complexité de "Chaque jour est une vie", Louis Chedid, auteur compositeur interprète ose toutes les combinaisons. Qu'il s'acoquine avec Alex Gopher, digne illustateur de la french touch ou avec son rejeton, Mathieu alias M, superhéros de la guitare pour étoffer la mélodie de "Combien", Chedid pose pour la sérénité avec légèreté. Son album traversé des accords ensoleillés de la section rythmique de Youssou N'Dour (sur "Triste" et "Gens") dégage un sentiment de douceur et de plénitude, presque trente ans après ses premiers Balbutiements discographiques. Le fond de l'air est apaisé à Boucbelair. --Sabrina Silamo
Description du produit
Boucbelair
Critique
Après l'accueil timide de Répondez-moi, son dernier album chez Mercury, Louis Chédid semble s'être accordé quatre ans de réflexion, pour revenir aujourd'hui à son meilleur niveau avec ce nouvel opus dont il a signé textes, musiques et réalisation, aidé pour les arrangements de cordes par le grand David Whitaker. Annoncé par l'optimiste "Chaque jour est une vie", Bouc Bel Air dévoile un Chédid ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Certes, on retrouve sur ce copieux album (15 titres), tout ce qu'on aime chez le père de M (qui joue ici sur deux titres) et le fils d'Andrée (sacrée dynastie, quand on y pense !) : entendez par là ce regard si ironique et particulier sur lui-même et les travers de ses contemporains (l'exercice schizophrène "Mon moi et moi" ou "Les Gens"), heureusement compensé par une pudeur non feinte, une tendresse réconfortante et une vraie foi en l'amour salvateur et ses bienfaits ("De l'amour dans l'air", "Mesdames et mesdemoiselles", "Baby Sister"). Le tout servi avec finesse et humour ("La Complainte du maître nageur") par une voix douce et confidente, sans agressivité aucune, quelle que soit la pertinence du propos tenu. Pour autant, si son image de rigolo-swingueur s'estompe au fil des albums, on se réjouit de voir transparaître en filigrane chez Chédid une sérénité nouvelle et un détachement qui trahissent un bien-être profond. Alors triste et malheureux comme la pierre notre Louis ? Il jure que ça n'est pas pour demain. Tant mieux, le bonheur lui va si bien. -- Platine - Avril 2001
Jolie variété. Après une courte "Ouverture" à cordes (enregistrées à Abbey Road, ça vous évoque quelque chose ? ), c'est la cool lounge musique de Chedid qui redémarre. Sa voix de velours sur une mélodie que l'on a l'impression troublante de déjà connaître ("Chaque jour est une vie"). On ne pourra pas reprocher au papa de copier le fils, malgré le succès que l'on sait et les similitudes de ton(s). Même optimisme désabusé, si l'on ose écrire, même moiteur des ambiances, entre érotisme soft et traditions chantées. " Les seventies et les Beatles sont partout dans cet album ", confie la bio, prenant des désirs de lieu pour une transcendance de la réalité artistique. Il s'agit bel et bien d'un album gentil, dans les lignée des précédents et parfait pour les fans du musicien. - 15 titres, 53m 29s - -- Compact