Critique
Si ce nouvel album de Macias porte le même titre que celui de Ménélik, n'allez pas pour autant vous imaginer que notre Constantinois préféré s'est mis au rap. Non, non, non : ce n'est que pur hasard. Ceci étant précisé, ce double CD (malheureusement habillé d'un visuel raté bien qu'"inspiré" des créations Crapule ! - cf. David Mc Neil) est en fait une agréable sélection des tubes d'Enrico enregistrés en public sur Europe 1 ou encore à l'Olympia, salle à laquelle il est toujours resté fidèle en trente-cinq ans de carrière. Pour plus de détails, le livret, particulièrement renseigné, compte toutes les dates d'enregistrement, les principaux textes ainsi que des photos historiques avec Mike Brant, Chevalier ou Sadate. Pour finir, trois reprises inédites ("La Mamma", "Chanson pour l'Auvergnat", "Ne me quitte pas") viennent à point rappeler que Macias peut, quand il s'en donne la peine, être un grand interprète, et qu'à sa manière, il devient peu à peu un monument de la chanson. -- Platine - Décembre 1997