Critique
Le live d'Aston Villa est acoustique. Pouvait-il en être autrement ? Après un album éponyme en 1996 (15 000 exemplaires chez BMG) et Extraversion en 1999 (20 000 chez Double T.), plus de 350 concerts en quatre ans, Aston Villa mise déjà sur le live, habituellement l'apanage des gros vendeurs (un live fait toujours des scores inférieurs aux albums studio). Il faut dire qu'après deux ruptures avec deux maisons de disques, la seule solution, pour sortir un disque à moindre coût, était de publier un live.
Enregistré les 29, 30 et 31 janvier à La Seine à Paris par DBF, le disque reprend les titres des deux premiers albums signés, entre autres, du chanteur, Fred, du bassiste-choriste, Djib Mory... On y retrouve aussi une reprise de Kurt Cobain. Comme pour bien d'autres, il fait office de compile (avec un livret qui s'ouvre en poster et dont la maquette est léchée), les versions étant proches de celles des disques studio enregistrés dans des conditions... live !
Groupe rock, cela ne les dispense pas de trouver LE titre sans lequel ils ne décolleront peut-être pas. -- Platine
Rock Acoustic. Pour consacrer leur entrée chez Naïve, Aston Villa nous gratifie de son troisième album et de son premier live. Enregistré en trois jours, en public et en acoustique à La Scène (Paris), nous avons affaire à de l'Aston authentique, et le manque de vitalité que l'on aurait pu craindre, dû au traitement des morceaux en acoustique, n'a pas lieu. En effet des titres comme "Raisonne" ou "Comme un coma" non seulement ne perdent pas en pêche, mais gagnent en intimité. Mis à part les morceaux piochés dans leurs deux premiers opus, deux reprises : le "All Apologies" de Nirvana et "Won't let you go" des Blues Busters (groupe de rock steady jamaïcain des années 60) interprétés avec maestria par le combo. Sur certains titres, guimbarde et voix aborigènes lorgnent vers l'ethnique. Un live à déguster en attendant le prochain album. -- Compact
Description du produit
LIVE ACOUSTIC