Le temps du premier opus, Awa , est passé, l homme à tout faire a grandi: la voix a pris le dessus sur les effets mais l esprit de la scène rôde, pour le plus grand plaisir des oreilles. Dans la famille des Bobby McFerrin, Keziah Jones et autres Ben Harper, voici David Walters, back Home pour courir la planète.
Il fait appel à ses rencontres sur la route : Arthur H, ensemble ils écrivent Au soleil ; Gerald Toto, avec qui il coécrit la musique sur Horizon et qui assure les ch urs sur plusieurs titres; Sandra Nkaké, autre double vocal; Claudia Phillips, auteure du texte en anglais de cette même chanson; Stefane Mellino, pilier des Négresses Vertes; Cyril Atef, le frappeur de Bumcello; Daredjane, co-auteure de Safari à Paris , et même... Jimi Hendrix, convoqué post mortem pour une version a capella beat boxée incandescente de Fire . Les autres chansons : Hôtel Bamako et Lomé , comme des carnets de route tirés de précieux moments qui ont jalonné ses pérégrinations africaines, une profonde et indispensable inspiration; puis Luv nu , un hommage appuyé à la différence; ensuite, Goodbye , avec son ironique refrain Bye Bye Myself , une sorte de fin du chapitre précédent, où le créole était dominant; et aussi Home , un stimulant duo avec la chanteuse nigériane Asa, où ils jouent tels d espiègles gamins avec le son des langues... Et ce n est pas par hasard que le disque commence par Same song : mélodie implacable qui vous titille l ouïe, comme en son temps Don t worry be happy .