Description du produit
Une BO composée par Daniel Licht (le compositeur de DEXTER) Une chanson de générique de Jonathan Davis (le chanteur de KORN) : "Silent Hill" Silent Hill : Downpour est le huitième volet du jeu vidéo Silent Hill, édité par le géant japonais KONAMI Digital Entertainment. Le jeu sort en France le 23 février sur PlayStation 3 et Xbox 360. Silent Hill est l'une des + grosses ventes de jeux vidéos au monde. "Dans le jeu d'action horrifique Silent Hill : Downpour, c'est au tour d'un certain Murphy Pendelton, prisonnier en fuite, de déambuler dans les rues brumeuses de la célèbre bourgade. Oubliez l'hôpital, l'école et tous les lieux qui ont contribué à la réputation malsaine de Silent Hill. Ici, c'est une toute nouvelle portion de la ville qui s'offre à vous avec son lot d'horreurs et de monstres impatients de goûter la peur dans vos yeux." (www.jeuxvideo.com) La série Silent Hill est aussi connue pour la qualité de sa musique. Daniel Licht (qui est également l'auteur de la musique de Dexter) a composé une musique excitante et pleine de suspense qui suit le héros Murphy Pendleton dans ses aventures. L'album contient aussi en ouverture la chanson du générique du jeu "Silent Hill", composée et interprétée par Jonathan Davis (du groupe KORN).
Critique
Le mastodonte japonais Konami ne conforte pas avec le huitième volet de
Silent Hill ce jeu vidéo dans la voie étincelante de l’horreur et de l’action, mais l’intronise définitivement dans le cénacle restreint des produits cultes, ayant en outre considérablement révolutionné le genre, non pas par un gameplay somme toute assez conventionnel, mais bien car le frisson se développe ici, entre réalité et fantasmagorie, par une dimension psychologique plutôt inusitée en la matière. De même, et puisqu’on ne change qu’une équipe qui gagne - pour faire évoluer les choses -, la musique a été confiée, non pas à l’emblématique compositeur Akira Yamaoka (intégré à l’équipe depuis la genèse de l’aventure), mais à Daniel Licht, très célébré artisan du score de la série
Dexter.
Le musicien américain a été secondé dans l’entreprise par le percussionniste, claviériste et vocaliste Jon Licht (son neveu), et par la chanteuse Mary Elizabeth McGlynn, spécialiste du genre. Le thème d’ouverture est interprété par Jonathan Davis, chanteur de Korn. Pour le reste, l’approche de ces dix-huit vignettes d’illustration musicale s’est faite dans un contexte délibérément organique : mêlés à des bruits d’ambiance produits par de vrais objets, les sons sont de même et souvent générés par de vrais instruments, et non pas la foultitude de machines de studio qu’autorisent désormais les studios. On conviendra que cette approche charnelle induit une épaisseur inusitée dans les harmonies, et rappelle bien souvent (percussions narquoises, claviers iridescents, cris d’effroi pour train fantôme) qu’on est ici dans le but de jouer à se faire peur.
Licht élabore in fine une délicate partition d’ameublement, qui sera appréhendée la plupart du temps d’une manière inconsciente par le joueur, et riche de ses larges vagues orchestrales qui cumulent la double qualité de concourir absolument à la spécificité du jeu, sans en imposer de manière brutale ses reliefs et aspérités.
Christian Larrède - Copyright 2019 Music Story