Critique Troisième album d'Ilene Barnes, Yesterday Comes (2006) voyage entre volupté et fièvre, sonorités acoustiques et électriques avec la même intégrité. L'auteur ne mâche pas ses propos engagés sur un « Blind Folded » enragé (« N'oubliez pas que nous avons voté pour vous, parce que vous nous avez servi les meilleurs mensonges »). Rockeuse (« The Riddle ») entêtante (« Day dream »), elle se fait également une crooneuse à la voix grave et sensuelle (« My Eyes are Blue »), intimiste et fragile dans les tessitures aigues (« Goodbye », où les accords égrainés se teintent de couleurs proche du fado), ou toute en tension contenue (« Wolves Cry »). Compositrice singulière dotée d'une voix chaude, profonde et expressive, usant d'un vibrato raffiné, Ilene Barnes a tout d'une grande.Sophie Lespiaux - Copyright 2019 Music Story