C'est en 2002 que NH3 se forme, né de la rencontre d'Olivier Unia et Philippe Kalfon. Ces deux musiciens d'expérience ont collaboré avec plusieurs artistes sur scène et en studio (De Palmas, Edy Mitchell, Eric Serra, Kool Shen, Nord, etc...). Enchaînant pendant plusieurs années les différentes scènes (Bercy, Zenith, Olympia, ...), ils décident de créer NH3 afi n de satisfaire à leur désir de composition. Ils entrent en studio en 2005 avec Arno Bottin et Nico Saulnier (La Jarry, Norbert «Nono» Krief, ...) qui assurent la rythmique. Le premier album « En dépit du bon sens » sort en Avril 2007. En 2008 ils signent sur le Label Bernett Records et enregistrent le second album. En decembre, l'album est mixé par Gildas Lointier. La sortie est prévu pour Février 2009. De nombreuses radio diffusent «Tu me tiens», le premier extrait de l'album. NH3, diffi cile de rencontrer un auditeur qui n'ait pas accroché. Ca devient énervant. La musique d'NH3 a t'elle quelquechose de particulier ? Peut etre... Mais point de musique sans musiciens. Eux sont quatre. A commencer par le guitariste et chanteur Olivier Unia. Inutile de déballer un CV long comme un rouleau de papier toilette. D'autant que toute la famille tient dessus, depuis son grand père, compositeur et pianiste de Edith Piaf, Luis Mariano, Charles Trénet, Jacques Brel... Son père ? Pianiste. sa mère ? Danseuse. A 9 ans, le petit Olivier prend ce qu'on lui donne, une guitare, «plus facile à transporter qu'un piano», tranchera le padre. Un choix qui l'amène 10 ans plus tard à quitter Brest pour Rennes puis Rennes pour Paris. Paris, le CIM, 3 ans d'études en arrangements et en orchestrations. Diplome en poche, il se fait vite repérer et kidnapper par la scène française; Aux petits soins des autres (Gérald de Palmas, Gildas Arzel, Kool Shen, Jaune Libre, Stéphend...) de Bercy en Zenith... Mais ça ne durera qu'un temps, il veut faire ses chansons. Ce pendant, il rencontre Philippe Kalfon. Encore un qui savait avant d'y toucher où placer ses doigts sur un manche. Loin d'en etre un, il monte son premier groupe à 13 ans. «Très vite, je prends gout à la scène». Probablement parce qu'il aime lire la stupeur dans les yeux du public lorsqu'il se lance dans un solo. Il en rajoute même : Ce sourire moqueur qui donne l'impression que jouer de la guitare, fi nalement, c'est simple. L'acné terminé et les groupes de jeunes épuisés, il rencontre Coluche et des musiciens de l'Orchestre du Splendid dont Michel Winogradoff. Deux ans de tournée auprès de ce dernier, une année supplémentaire avec le groupe «Odeurs», une participation sur l'album du fi lm «Subway» signé par un jeune réalisateur en devenir ... Luc Besson. Loin d'etre dans un tunnel sans fi n, sa carrière se poursuit comme une gamme pentatonique : Wiki Wiki (c'est un groupe) et plusieurs artistes français. On connait la suite, elle vient de commencer. Pendant ce temps, sur une autre planète, un duo fait ses gammes. D'abord, Nicolas Saulnier, brillant ingénieur chimiste, sur la route des futures autoroutes, se demande si la sienne est toute tracée. Il plaque les maths et les pipettes pour se consacrer aux baguettes. Il connait ses standards non sans craquer pour le jeu d'un certain Richard Kolinka. Quelques coups de téléphone et une audition réussie, le voici qui, à 24 ans, l'âge où d'autres quittent les bancs de l'école pour se stabiliser, choisit de réintégrer la classe de MAI de Nancy et de se déstabiliser. Ses convictions de calculateur aguerri ébranlées «je peux dire que je suis aussi à l'aise dans le calcul matriciel appliqué aux transformées de Fourier que dans les mesures composées», aime t'il souligner. Il croise la route d'un bassiste de 5 ans son cadet qui deviendra sa paire dans le groupe parisien Tilt, pris en main par un certain Norbert «Nono» Krief, guitariste de Trust. La cadet aura sitôt fait de lui prouver que son étude n'est pas terminée. Si maitriser les chiffres et une chose, balancer un tempo en est une autre. Arno Bottin, lui, a du choper ça entre les mains des sages-femmes. Lui ne sera pas ingénieur, c'est un fait. La rencontre avec l'alchimiste est déterminante. Ce dernier se colle aux basques de son ainé et les deux deviennent la paire horspaire du groupe ainsi formé, NH3. Etre de bons musiciens suffi t t'il ? Non. Mais, à l'écoute du second album qui sortira début 2009, «Tu me tiens» qui tourne déjà en radio et à la vue des prestations scéniques, d'aucuns sont prêts à parier sur NH3. Et ceux-ci, on ne leur dira jamais assez merci.