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Il y a à la fois du Kurt Cobain et du Paul Westerberg chez Jesse Malin. C'est surtout ce grain de voix, avec la plainte qui s'en dégage, qui évoque le leader de Nirvana ("Xmas"). Peut-être même sa façon de contenir sa rage dans des mélodies douloureuses qui semblent toujours au bord de l'explosion. En cela, il évoque aussi l'ancien chanteur des Replacements, évoqué plus haut. Avec sa manière de jouer le rock autour de guitares économes mais rigoureuses ("Queen Of The Underworld"). Finalement, c'est à un type porté par une inspiration et un style bien à lui que nous avons affaire. Une écriture qui peut parfois se tinter de country-rock ("Almost Grown") avec, cette fois, des guitares tricotées fin, signées toutes de Ryan Adams. Et c'est ici qu'il convient de lever le voile en soulignant que Jesse Malin est le protégé du bouillant Adams, qui produit d'ailleurs l'album. Deuxième effort de cet ancien punk new-yorkais, "The Fine Art Of Destruction" révèle un singer songwriter avec lequel il faudra compter, la chanson-titre en affirme d'ailleurs toute la force inventive. À découvrir d'urgence. --José Ruiz