« C'est la deuxième fois que je prends la plume pour déclarer ma flamme à l'accordéon et à la musique de Frédéric Daverio. J'ai décrit Daverio comme un accordéonophore dont l'instrument est un prolongement de lui-même. En écoutant sa dernière oeuvre, je persiste et je signe. Entre lui et l'accordéon il y a un pacte de respect mutuel, de sens de l'humour et de richesse d'invention. Sous ses doigts, cet instrument, lourd et puissant, se fait léger quand il est grave et sobre dans ses audaces. Aucun cliché ne vient flétrir le lyrisme de ce piano dit à bretelles qui exprime avec éclat et modestie, une sensibilité universelle. Dans ''Silence... on tourne'' on entend parfois des phrases qui nous emmènent vers la littérature musette, des accents de tango, une pointe d'orgue de barbarie, mais tout est recrée, réinventé, et devient musique inclassable, contemporaine, intemporelle. C'est du grand art. » Georges Moustaki