Amazon.fr Ce disque ne pouvait sortir que chez Tricatel, tant les préoccupations de ce duo toulousain semblent proches de celles de Bertrand Burgalat. Le sens de la mise en scène musicale est le même, déclinant sur des arrangements taillés sur mesure, l'étendue des influences : cinématographiques, d'abord, dans l'utilisation des dialogues, la référence à Jean-Luc Godard et les orchestrations de cordes évoquant Ennio Morricone ; purement musicales, ensuite, avec une reprise décalée de "Daphnis et Chloé" de Ravel, avec force Moog, et une autre de "Caroline, No" des Beach Boys. Do Not Kiss, pince-sans-rire, n'oublie pas non plus les clins d'œil au passé et aux années de galère du groupe attendant une reconnaissance venue les cueillir sur le tard, bien après qu'ils eurent travaillé pour Diabologum. À ce titre, "1 tapez 2" est basé sur une utilisation humoristique de la voix de la boîte vocale de l'ANPE ! L'ensemble, qui puise également ses références dans l'easy-listening, la house et l'electro, se veut décontracté. Et donc idéal pour l'écoute... domestique ! --Hervé Comte Critique Electronica. Non, il ne s'agit pas d'un orchestre symphonique s'essayant à l'électronique mais tout simplement d'un duo électro-pop. La seule référence au classique en est une "reprise" d'un passage de Ravel ("Daphnis The Question") qui subit un traitement pour le moins hétérodoxe. Tout l'album semble d'ailleurs, sous couvert de climats plus ou moins "ambient", viser à distiller une fine couche d'ironie ou de désinvolture. Le duo prétend également rendre un hommage à Godard sur "M. Parvulesco" ; il est vrai que sous couvert de modernisme, le fait d'étayer sa musique, de dialogues plus ou moins tirés du réel fonctionne assez bien. Reste que comme l'air du temps qui prétend à l'insignifiance, Do Not Kiss risque de se révéler très rapidement daté. -- Compact