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Sous ce patronyme à rallonge, c'est l'ex-chanteur des Bérurier Noir qui revient accompagné d'anciens potes réunis au sein des Anges déchus. Après l'aventure Bérurier Noir qui fut un des groupes phares du mouvement alternatif français au milieu des années 80, François "Fanfan" Thilloy s'est lancé dans la mise sur pied de Molodoï, combo punk marqué par la fascination du chanteur pour l'Extrême-Orient, préoccupation qu'il partageait alors avec Taï Luc de La Souris déglinguée. Au point que François Béru, retiré au Canada au moment de la sortie de ce disque, a consacré une bonne partie de sa vie à mieux connaître l'histoire du Vietnam – un livre en témoigne, Paris-Saïgon, autopsie d'un voyage. Son Carnet de déroute, fidèle à son engagement, est un album construit sur l'émotion du voyageur partagé entre rage et nostalgie. Loin de l'exotisme facile dans lequel l'entreprise aurait pu sombrer, les ballades qui composent le présent opus dressent un constat pour le moins désenchanté, dénonçant au passage la misère dans laquelle s'enlise le pays, aussi victime de la répression policière. Sûr, le Béru n'a rien perdu de sa verve. --Hervé Comte
Critique
Alternatif pas mort. Molodoï, ça vous dit quelque chose ? Les Béruriers Noirs, vous situez ? La voix de ces deux combos mythiques du punk rock francophone, c était François, qui nous revient avec un album tout neuf sous son prénom affublé du patronyme Béru. Des fois que vous n ayez pas fait le rapprochement ! Les Bérus avaient une particularité scénique et auditive que l on ne retrouve pas sur ce Carnet de Déroute. Par contre, la voix fleure bon la diction et le chant de ces années glorieuses et épiques. Tout comme Taï-Luc et sa Souris Déglinguée, François s est pris de passion pour l Asie et en fait le thème principal de cet opus. Bien sûr, on ne peut pas dire que l originalité soit de mise, mais l homme force le respect. Et lorsque l on voit le batteur d un autre de ces groupes de légende, devenu depuis directeur général d une major company, faire le clown à la télé et choisir ce qui sera la daube de demain, on ne peut que saluer ceux qui sont restés intègres. -- Compact