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Si on rêvait d'héritiers des Beatles pour le 3e millénaire, à coup sûr Cotton Mather se trouverait en première place pour le titre. Et dans The Big Picture, la forte ressemblance avec les précédents albums n'apparaît même pas gênante. Le groupe texan, mené par un Robert Harrison sûr de lui, installe ses méthodes et avance des pions pop incontestables. Des constructions inattendues, savoureuses, au charme fulgurant ("Monterrey Honey", "Baby Freeze Queen"), avec la maîtrise des fondamentaux du genre pop. Prenez les guitares, tissées de bout en bout avec une inventivité constante : elles sont en brouillard sur "Glory Eyes", en rangs serrés sur "Last Of The Mohicans", maille à l'endroit maille à l'envers sur la plupart des chansons. Et quelles chansons ! Harrison joue avec les mélodies, familières dès la première écoute, puis révélant des faces cachées à chacune des suivantes. Quand le ton se veut caressant, on assiste à des balades ("Pine Box Builder"), friandises intelligentes à la simplicité naïve. Les coups de nerfs ou les tendres romances – même en italien avec le très accrocheur "Story Of Anna" – ne sacrifient pas à la moindre médiocrité. Et si ce The Big Picture était le meilleur album de 2002 ? --José Ruiz
Critique
Fab Four texans. Ils ont le son des Beatles, la voix des Beatles, les mélodies des Beatles et pourtant ils sont issus dAustin, Texas Où ils auraient pu végéter jusquà la fin de leurs jours si Noël Gallagher ne sétait pas penché sur leur sort en battant le rappel de la presse lors de la sortie de leur précédent et excellent KonTiki en 1997 (deuxième album après l'introuvable Cotton Is King de 1994). Tirant leur nom de celui dun redoutable prêcheur puritain, le quatuor possède un don inné pour les mélodies accrocheuses et les compos de Robert Harrison (sic !) simpriment instantanément dans la mémoire, gage de qualité indéniable. À lopposé de la démarche dun Oasis pillant sans vergogne riffs et mélodies des défunts scarabées, Cotton Mather tente, lui, de recréer lesprit même de cette pop immédiate et insouciante qui fut lapanage des années 60. Bénéficiant de la production luxuriante de Dave Fridman (The Flaming Lips, Mercury Rev), The Big Picture alterne morceaux rocks immédiats (Last Of The Mohicans, Marathon Man) et compostions nettement plus léchées (Ramon Finds Waterfalls). Plus John que Paul, entre A Hard Days Night et Abbey Road, voilà un disque franchement emballant qui fera verser plus dune larme aux fans des quatre de Liverpool. - 14 titres - 41m 07s - -- Compact