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Ceux qui avaient été enchantés par leur second opus, le précédent La Belle inutile, risquent fort d'être surpris mais pas déçus. À l'arc du folk dont ils s'étaient jusque-là bornés à jouer, les autarciques Sarthois ont désormais ajouté quelques cordes : en variant les plaisirs à loisir, invitant ici et là un pianiste au phrasé jazzy (tonalité musicale de plus en plus importante chez Tue-Loup), n'hésitant pas à presque rapper, le tout avec des accents empruntés aux excellents Tanger et Calexico. Passé cet effet de surprise, d'ailleurs entériné par un changement de label et de bassiste, Penya se révèle être un disque prenant qui ne se livre pas forcément dès la première écoute. Pour les nostalgiques d'antan, "Rest'là Maloya", reprise habitée d'une chanson du Réunionnais Alain Peeters, est vivement conseillée. --Hervé Comte