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Guillaume Berroyer est Ark (ex-moitié de Trankilou). David Taïeb est Shalom (ex-moitié de Mozesli). Ark et Shalom sont Shalark (seule formation autour de laquelle on s'excite depuis un moment). Voilà donc l'équation Shalark. Vous vous dites que c'est compliqué. Leur musique aussi. Mais la force du duo réside dans le fait de ne pas faire simple mais d'une manière spontané. Je vais essayer pour ma part de faire simple spontanément. Disons que ce monstre sonore est le résultat du croisement des influences jazz-funk de Shalom avec celles house-rock-n'importe quoi de Ark. Quelques éclats de flûte (par Magic Malik) orientalisent un beat abstract hip-hop, des riffs insoumis de guitare électrique (par Mathieu Chedid alias M) viennent corrompre un beat house, et des samples de voix à la Prince rendent l'atmosphère parfaitement moite. Quelque peu déroutant au premier abord, il y a, au fil des écoutes, quelque chose qui nous pousse irrésistiblement à monter le son à chaque morceau. Quand en plus l'autodérision ("Nikshalark") et les private-jokes compréhensibles ("Like Oizo") fusent de toutes parts, jusqu'au visuel "mongolien", et c'est un compliment (signé Pierre La Police), on se dit qu'on a vraiment affaire à des showmen (dont je vous recommande chaudement le live). Adeptes des rencontres entre un marchand de kebab et Michael Jackson, ce disque est pour vous. --Alexandre Louiset