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Les références se précipitent. Assaut de sons familiers. The Servant invente pourtant tout, mais en ayant tout digéré. Et c'est le sens mélodique qui triomphe, qui guide la marche, dès la première chanson ("Cells"). Un refrain entêtant, des boucles rythmiques qui vous bouclent aussi, le détenu n'ayant plus alors qu'à subir avec délice, et devenir à son tour le docile serviteur de The Servant ("Devil"). C'est Dan Black, sorcier sourcilleux qui gorge les riffs de samples malicieux, et construit des harmonies vocales répandues comme des nappes de brume (le très princier "Glowing Logos"). On pourra parler d'electro-rock, même si les hymnes qui montent de ces chansons semblent exister depuis laube du monde. Sans doute le privilège des artistes comme The Servant, plaçant par ailleurs son style dans une lignée britannique qui donna Pulp, et Bowie quelques années plus tôt. Si The Servant témoigne quelque déférence que ce soit, c'est bien à ce lyrisme dandy et très british, avec le souci constant d'installer durablement ses refrains ("Beautiful Thing", "Body"). Un premier album déjà classique. --José Ruiz