Cortes s'est formé entre Paris et Angoulême, en 2 ans de route, de salles chaotiques et de scènes flamboyantes (le Sentier des Halles, la Flèche d'or, la Scène, le point Éphemère). Plus d'une centaine de concerts dans les pattes, festivals et premières parties notables (Deportivo, Thiéfaine, Aubert, La Grande Sophie) et le sourire reste toujours accroché aux lèvre ; la hargne et la rage en prime, celle de ceux qui jouent leurs vies sur les planches quitte à la brûler par les deux bouts. Cédric, la guitare et les textes noirs, mixe le tout dans un shaker frenchy où Noir Désir et Blessed Virgin côtoient Dominique A ou les starshooters. Les lignes de basse puissantes de Dzine, la fureur du jeu de batterie d'Alex portent l'énergie, entraînant le tout vers du Pixies, Undertones ou Nada Surf... Cortes raconte la difficulté de rester debout, parle du désespoir avec énergie pour ne pas sombrer. Un titre riff ouvre le bal « Demain la Chance », évoquant la conviction et la rage que le trio met en ..uvre pour défendre ses chansons. Cortes déroule alors son lot d'imparables rock-songs, où les chroniques du manque résonnent avec ferveur comme des singles « Les balles perdues » et sa couleur pop, « Nos braseros » comme un sprint désespéré et lyrique, « Comme une vague » qui trouve échos dans les moments de solitude de chacun. Et puis affleurent des titres sombres et imposants comme «Vivre avec» (A la mémoire d'un frère) ou « L'impasse» (invitant au passage la voix sulfureuse de Juliette la chanteuse d'Arther). 10 titres envoyés bruts, taillés dans le vif, clôturant « Sur les banquettes arrières », ballade singulière et petite vignette faussement naïve où, sous couvert d'évocation de l'âge d'or d'Hollywood, ressort une nostalgie singulière évoquant tour à tour le meilleur de Daniel Darc et les fantômes d'Abbey Road.