Description du produit
HUUN-HUUR-TU Chants diphoniques de Sibérie Eblouissant ! La musique traditionnelle de Touva, République autonome à la frontière de la Sibérie et de la Mongolie, a la particularité de vouloir développer un caractère mystérieux et magique, celui de domestiquer les animaux sauvages, de calmer les esprits, de nous faire entendre les chants des oiseaux, le ruissellement de l eau ou le hennissement d un cheval. Une exceptionnelle invitation au voyage chamanique Quand on pense qu'il y a encore deux ou trois décennies, la République de Touva, alors intégrée à l'Union soviétique, n'était pas accessible aux étrangers, et que sa musique n'était guère connue et diffusée sur disque en Occident, on mesure le chemin parcouru dans sa découverte et sa reconnaissance. Le quartet HUUN-HUUR-TU fait indéniablement partie de ces formations qui ont contribué au revival du folklore touvain, présentant aux Occidentaux ébahis et hallucinés leur violon à deux cordes « igil », leur luth à deux ou trois cordes « toshpulur », leur tambour chamanique «tungur », leur guimbarde « khomuz », et surtout leur chant de gorge « höömei », véritable énigme de la nature qui se démarquait encore de celui que l'on connaissait au Tibet.
Critique
Le chant diphonique de Touva, aux frontières de la Sibérie et de la Mongolie, commence à faire un esérieure percée en France, où l'on découvre avec émerveillement une dizaine d'années après la Suisse, l'Angleterre ou les Etats-Unis, cette incroyable capacité pour chaque interprète à émettre deux voix en même temps : tantôt graves à couper au couteau, tantôt fluettes et aigues, à la fois bourdon et harmoniques. Ce disque, hélas très bref, a été enregistré en avril 2001 en Carélie (quelque part entre Russie et FInlande) par les "quatre tarçons dans le vent" du groupe Huun-Huur-Tu, qui posent dans le livret en toques de fourrur et caftans brodés. Le son manque certes un peu de relief, mais on retrouve la magie de ces chants évoquant avec une formidable énergie des ambiances et des paysages, pas si loin des vocalises japonaises et les choeurs tibétains. On y reconnaît le piallement des oiseaux, le ruissellement de l'eau, le hennissement des chevaux. On y entend l'écho assourdissant des montagnes, l'immensité apaisante du désert, les rémissements inquiétants de la taïga. Eliane Azoulay --Télérama