Critique Après un premier galop d'essai homonyme réalisé avec l'aide de Lol Tolhurst, du groupe The Cure, en 1984, And Also the Trees prend toute sa dimension dès son deuxième album Virus Meadow. Le groupe de la verte campagne du Worcestershire y déploie un post-punk aux climats langoureux.Si les rythmiques sont marquées par l'époque et dérivent de Public Image Ltd, Joy Division ou The Cure, And Also the Trees a bien d'autres sources d'inspiration. Ce qui compte ici ce sont les atmosphères, magnifiées par la voix de Simon Huw Jones. Et au rayon des ambiances, And Also the Trees est loin d'être dépourvu.Grandiose et vaguement inquiétant avec l'instrumental « The Dwelling Place », And Also the Trees tricote un rock sournois sur « Vincent Craine ». « The Headless Clay Woman » sort d'un univers fantasmagorique très anglais, où les brumes et les ombres jouent à se faire peur. « Gone...Like the Swallons » est en quelque sorte un titre de The Cure touché par le romantisme.Plus riche et complexe que nombre de ses contemporains, And Also the Trees régale avec un album vierge de toute tache. Tout juste peut on trouver « Slow Pulse Boy » et « Virus Meadow » plus proches de Joy Division, mais est-ce bien un défaut ?Groupe discret par essence, And Also the Trees ne récolte finalement pas les lauriers qu'un album de la classe de Virus Meadow aurait valu à d'autres.Francois Alvarez - Copyright 2019 Music Story