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En voilà un que l'on n'attendait plus ! Jusqu'à présent, Kamelot s'était en effet surtout chargé d'apporter de l'eau au moulin des détracteurs du metal progressif, dont il était la parfaite caricature avec son chanteur surestimant largement ses possibilités vocales et ses compos mortellement ennuyeuses (sans parler de sa fixation sur les chevaliers de la Table ronde, ce qui est d'autant plus étonnant que le groupe est tout bêtement originaire de Floride). Mais le temps des calembours douteux que permettait la prononciation à l'anglaise de son nom est aujourd'hui révolu, car ce cinquième album studio est une pure merveille : Roy Khan maîtrise désormais totalement sa voix et les morceaux sont magnifiques (quant aux textes, ils traitent ici du bouddhisme !). À mi-chemin entre Rhapsody, dont il partage le penchant pour les orchestrations classiques, et Crimson Glory, Kamelot a en outre légèrement durci le ton (si l'on excepte deux ou trois ballades contrastant assez nettement avec les tempos soutenus des autres titres), ce qui n'est pas pour nous déplaire. Reste maintenant à savoir si Karma relève de l'éclair de génie passager ou témoigne réellement de l'avènement d'un nouveau grand du metal prog. --Hervé SK Guégano
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Critique
Heavy metal lyrique. Ces adorateurs des Chevaliers de la Table Ronde ont eu une riche idée en changeant de chanteur, voilà de ça quelques années à présent. L'actuel chanteur possède non seulement un bien meilleur timbre, mais il participe de plus à l'élaboration des chansons, comme cette épopée finale consacrée à Elizabeth Bathory répartie sur trois segments et une douzaine de minutes, riche en évènements, changements de rythme et guitares délicieusement langoureuses. Une véritable déclaration d'amour à cette pourtant cruelle comtesse ! Mais Kamelot, c'est également des titres qui filent à 100 km/h sans dévier une seconde de leur trajectoire, à savoir nos pauvres cerveaux vaincus et dépendants avant même que ces bolides d'acier n'atteignent la ligne d'arrivée. -- Compact