Description du produit
BOY MUTUAL FRIENDS (LIMITED EDITION)
Critique
De Feist en Yael Naim, la pop féminine a désormais ses lettres de noblesse et surtout une crédibilité qui n’est plus questionnable, c’est donc le moment idéal pour la Zurichoise Valeska Steiner, au timbre aussi délicat que puissant quand il faut, et sa comparse d’Hambourg Sonja Glass de délivrer
Mutual Friends, premier essai marqué de leur duo Boy.
En matière de pop, ces deux filles ont un don :
« Waitress »,
« Little
Numbers » sont des chansons claires, lisibles, parfaitement et solidement construites, arrangées avec ce qu’il faut d’acoustique élégante et d’invention mutine pour saupoudrer cette indie pop d’un maquillage electro pas trop appuyé, juste quand il le faut. Déjà prophètes en leur pays, les régions alémaniques, la paire de Boy, à la féminité remarquable, évolue entre douceur et énergie, poésie et précision, pour faire de ce premier opus un disque enjoué, attachant, qui ne se départit jamais d’une classe naturelle. Le batteur de Phoenix, Thomas Hedlund, qui participe à l’opération, s’y retrouve en territoire balisé.
En ces temps d’abondance post folk et de chanteuses indie bien souvent creuses, Boy brille de mille feux, avec ses chansons habiles et l’interprétation amoureuse de Valeska Steiner. Intimistes (
« Waltz For
Pony »), addictives (
« This Is The Beginning »), racées (
« Boris »), tubesques (
« Skin »), les chansons s’enchaînent avec grâce et toutes ou presque devraient séduire les ondes instantanément, si celles-ci avaient les oreilles ouvertes à la sensibilité. Parmi la surabondance de prétendants à une pop dans l’air du temps, Boy a toutes les qualités pour passer devant le peloton, en toute simplicité, leur charme indéfinissable est le meilleur argument.
Jean-Eric Perrin - Copyright 2019 Music Story