Amazon.fr
C'est l'énergie du désespoir qui émane de ce disque. Voilà peut-être l'album le plus sombre et le plus lyrique de Bruce Springsteen ; il y est beaucoup question de rêves brisés, d'amours impossibles, d'incompréhension entre générations. La photo de la pochette montre un chanteur seul, fatigué, les yeux dans le vague, loin du guitariste triomphant qui posait pour Born To Run. Pourtant Darkness On The Edge Of Town brûle d'un feu presque adolescent. Dès l'intro de "Badlands", on sent une fougue magistrale : le riff de piano entraîne derrière lui tout le E Street Band dans une folle cavalcade. Cavalcade aussi et plus dramatique encore dans "Candy's Room", chef-d'oeuvre d'une étonnante concision chez le Boss: une course de cymbales, un gimmick de piano imparable, la voix retenue de Springsteen et, au bout d'une minute, tout explose, accélère encore. La voix, puissante et fragile à la fois, hurle, au bord des larmes et, au détour d'un break, un furieux solo de guitare vient emmener la chanson encore un peu plus haut. Si les meilleures chansons de Springsteen sont comme des films, toutes celles de Darkness On The Edge Of Town auraient pu être signées Nicholas Ray. -- Hubert Deshouse
Description du produit
CD: Bruce Springsteen,Darkness On The Edge Of Town