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Invincible marque le retour du king of pop plus de 4 ans après Blood On The Dance Floor. Dédaignant les faiseurs en vogue de hits hip-hop, les Timbaland et autres Neptunes, Michael Jackson laisse les manettes à une armée de producteurs redoutables, de Rodney Jerkins (Destiny's Child, Britney Spears, Whitney Houston) à Teddy Riley (Blackstreet), de R.Kelly à Babyface. La production, d'une efficacité dévastatrice, mêle donc hip-hop, ballades soul et R&B. Quelques invités, le rappeur Notorious sur "Unbreakable" ou le guitariste Carlos Santana sur "Whatever Happens", des riffs à la Sly & The Family Stone pendant "Invincible" et des chœurs gospel spécial Noël chez "Cry" dynamisent les slows sirupeux "Heaven Can Wait", "You Are My life","Don't Walk Away" ou "Break Of Dawn", regorgeant de cordes et de cloches à gogo. Mais en 76 minutes et 16 titres de groove aseptisé, car poli à la perfection par des gimmicks vocaux, des basses funky et des beats bien lourds, Michael Jackson échoue à défendre sa couronne convoitée par la nouvelle génération des tenants du R&B. S'il ne démérite pas pour autant, l'Invincible icône pop, âgée de 43 ans, n'a plus la classe de Thriller ou Off The Wall. --Sabrina Silamo
Description du produit
JACKO COMES BACK IN FULL STYLE The main man back on top, don't listen to the skeptics, listen to the music. An amazing album, featuring the must have tracks "unbreakable", "invincible", "heaven can wait" and "whatever happens"
Critique
Après les un million d'unités d'Off The Wall (1979), les 2,7 millions de Thriller (1982), les 1,4 million de Bad (1987) et d'History (1996), les 1,9 millions de Dangerous (1991), rien qu'en France, quel va être le score hexagonal de cet Invicible au titre pompeux (à moins qu'il ne soit là pour conjurer le sort ?). Après "Rock My World" (efficace), "Cry" (une bonne chanson de R. Kelly), le troisième single devrait être "Unbreakable" (de Rodney Jerkins, bof...) avec un clip signé George Lucas. Le reste de l'album est sans grand intérêt, malgré l'omniprésence de Rodney Jerkins (Destiny Child, Whitney Houston, Spice Girls) qui aligne de nombreux titres grâce à des collaborations aussi nombreuses que stériles. Parmi les autres signatures, à noter, feu le rappeur Notorious Big, et R. Kelly ainsi que Babyface, des songwriters capables du meilleur comme du pire.
Heureusement quelques fidèles sont toujours là évitant à cet Invincible de sombrer complètement : Carole Bayer-Sager, Teddy Riley ("Dangerous")... En revanche, le grand Quincy Jones auquel Michael doit beaucoup ne figure pas sur le disque. Pour nous, les meilleurs titres restent ceux signés par Jackson lui-même : "Speechless", "The Lost Children"... Comme quoi, Bambi peut encore affronter la glace tout seul. J'ai dit la glace, pas le miroir... -- Platine