Critique
Révélée en France avec l'album à succès Au nom de la lune (1997) après des années de vedettariat dans son Indonésie natale (elle a commencé à y chanter à 7 ans !), Anggun passe le cap du deuxième album : toujours conçu avec son mentor Erick Benzi (cf. Goldman, Hallyday, Pagny, Dion...). Désirs contraires, qui bénéficie d'une version internationale sous le nom de Chrysalis, est un album sophistiqué tant au niveau des textes, jouant du mystère et de l'étrangeté, que des mélodies plutôt raffinées, même si les influences orientales semblent s'être adoucies depuis le précédent opus. Dotée d'une forte personnalité vocale et d'un physique parfait à régaler tous les photographes, Anggun devrait enfin passer du stade de "chanteuse exotique à accent" à celui d'actrice, à part entière, du paysage musical français. Si on peut toutefois regretter que tous les titres ne bénéficient pas de la même efficacité, ni d'une égale recherche côté textes, le single "Un geste d'amour", comme la sublime ballade "Tu nages", témoignent de l'étendue du talent d'Anggun et de la maîtrise de son art. -- Platine