Critique
Loin des arrangements à grand renfort de bagad (que l'on a su apprécier), Dan Ar Braz propose ici un disque mélancolique et nostalgique bien illustré par cette pochette où la mer, le ciel et la plage se confondent. En musique et sans paroles, il nous raconte les vibrations de sa jeunesse ("Faces Of Spain" : les vacances en Espagne), ses premiers émois ("A Long Way"), l'amour de ses parents ("La Route des presqu'îles", "Kervel"), le souvenir de ceux qui ne sont plus ("Course amère"), ses rencontres à la fois professionnelles et amicales ("Gwerz Rory" : Rory Gallagher)... Mais peu importe quel titre raconte quoi, ce disque est profond, généreux, authentique... Il a envahi mon univers comme peu d'autres disques instrumentaux l'avaient fait (chez Platine, c'est connu, en général, on préfère les chansons...). Et comme l'écrit Goldman dans le livret : "On aurait pu croire qu'il s'agisse d'un disque de guitariste... d'un compositeur... On se rend compte qu'il s'agit avant tout du disque d'un homme." Entre l'armor et l'argoat, Dan Ar Braz a placé cet opus. Pour l'éternité. -- Platine