Critique
Après Tryo, le label Yelen mise sur cet autre trio (Florent, Olivier, Mourad) qui d'ailleurs a partagé la tournée avec l'autre Tryo en automne 2000 (30 dates). LRK est issu du théâtre de rue (théâtre du Fil) et cet opus de 16 titres mélange les influences blues, hip-hop, tzigane ou la chanson de marins. Les textes, eux, sont plutôt engagés : "Le Clandestin", "Mohammed") et parlent d'intégration, de droits de vote pour les étrangers... Rien de bien original. Si ce n'est quelques idées d'arrangements signées par Bibou qui avait fait le premier album des grands frères de Tryo. Armé de deux guitares et d'un accordéon, le groupe compose avec trois accords et écrit d'autant de mains : si c'est certainement très festif sur scène ; sur disque et en radio, c'est un peu léger. Ah ! ces groupes qui ne pensent pas que la musique et la chanson doivent tenir la route de façon autonome, sans visuel... Ouais, je sais, les journalistes aboient et, dans la rue qui est à eux, la caravane passe... -- Platine
Chanson de rue. Venus du théâtre, les têtes pensantes de ce trio : Mourad, Olivier et Florent se sont forgé une expérience en écumant les routes. Terrasses de cafés, squatts, bars enfumés et fêtes locales n ont plus de secrets pour eux. Entièrement acoustique, ce premier opus produit par Bibou, par ailleurs ingénieur du son de Tryo, met en valeur les qualités des trois compères. Pas de samples, ni synthés ou guest stars pour La Rue Kétanou, mais la quintessence du trio tel qu il est sur scène. Héritiers de Pigalle ou des Têtes Raides, ces Parisiens nous retracent des tranches de vies croisées dans les bistrots de Paname sur fond d accordéon. À écouter, pour pouvoir chanter avec eux : C est pas nous qui sommes à la rue, c est la rue Kétanou . Pourvu que ça dure ! -- Compact