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Sur Power Of Soul, tout est emblématique d'un certain jazz des années 70, alors boudé par les amateurs purs et durs (qui lui préféraient le jazz acoustique ou le free), redécouvert par les fans d'acid jazz et pillé par les trublions du hip-hop qui en ont samplé les temps forts. Accords de piano électrique Fender Rhodes (Bob James), soli de guitare jazz rock (Joe Beck) et de saxophone funky (Grover Washington Jr), cuivres percutants, groove de la basse infernal, batterie doublée par les percussions à mains nues : rien ne manque, jusqu'au répertoire qui s'ouvre par la chanson-titre, empruntée à Jimi Hendrix. L'histoire du jazz a quelque peu négligé le batteur Idris Muhammad dont la musique, gorgée de soul, rappelle Roy Ayers dans ses meilleurs moments. --Philippe Robert