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Au fil des albums, et toujours en douceur, c'est la règle maison, Francis Cabrel nous entraîne un peu plus profond dans ses obsessions. Car celles-ci n'ont que peu bougé depuis 1977, et son 1er album. Avec le temps – sacré, vital, indispensable pour Cabrel –, il précise davantage à chaque fois ce qui l'anime, l'émeut et le révolte. Et si ses premières chansons le montraient comme un amoureux éternel, un peu béat face à la vie, très vite on a senti monter en lui une forme de colère, avec la voix pour refuser l'injustice et le gâchis. Et Francis Cabrel de montrer au fil des disques un monde qui se délabre, qui oublie son passé (le temps, toujours le temps). Et en 2004, le chanteur constate Les Beaux Dégâts. Ces dégâts sont intérieurs, en chacun de nous, intimes, solitaires. Les dégâts du temps. Que l'on nest pas sûrs de devoir considérer comme dramatiques, tant ils sont beaux. Et puis il y a ceux que Cabrel traque dans le monde des hommes. Et là, cela devient "Les Faussaires" ou surtout "Tête soule", véritable appel à l'insurrection. Une adaptation de Dylan ("S'abriter de l'orage"), un blues nerveux et nostalgique ("Telecaster", du Cabrel millésimé), des couplets à la tendresse diffuse ("Qu'est-ce que t'en dis ?"), une déclaration d'amour ("Tu me corresponds"), et quelques aveux d'impuissance et constats de dépit ("Elles nous regardent", "Je te vois venir [tu pars])", le catalogue est complet. Francis Cabrel ne peut pas changer. Tant mieux pour nous. --José Ruiz
Description du produit
14x12x1cm. CD.