Critique « Like a Hobo » est d'ores et déjà le titre du début d'année 2009. Rythme entre soul et folk, mélodie sifflée en introduction, personnage attachant mis en scène dans un clip efficace, les ingrédients sont réunis pour imprégner les mémoires. Charlie Winston sort l'album Hobo, qui ne contient pas seulement « Like a Hobo » mais tout son univers. Un univers impeccablement « mis en son » par Mark Plati, producteur de Will Downing ou David Bowie période Earthling (1997). Amateur de voyages, la thématique du hobo n'est pas là par hasard, Charlie Winston est doué d'une grande souplesse vocale. Ses changements de tonalité sont assez impressionnants tout au long de l'album. L'album démarre en trombe avec « In Your Hands » et le déjà tube « Like a Hobo », « Kick the Bucket » et son intro beatboxée se révèle un titre à la capacité addictive certaine. Cette première partie d'album ne permet pas de classifier Hobo, si ce n'est dans la catégorie des albums à forte personnalité. Mais les routes sont longues et sinueuses, « I Love Your Smile » est une ballade trop commune. « Boxes » est un titre touchant sur l'enfance, une réflexion sensible sur l'évolution de la société et de l'individu. « Calling Me » reste sur un tempo lent, Charlie Winston s'empêtre un peu dans un registre romantique un peu mou. La partie centrale de Hobo s'écoute en fond et s'oublie vite. Autour du feu de camp, les vagabonds se racontent des histoires dans un savoureux mélange de langues, le drolatique « Tongue Tied » est réjouissant, les violons et l'orgue (beatboxé ?) soulignent efficacement la voix déchaînée de Charlie Winston qui nous entraine dans une déclaration d'amour délirante. « Soundtrack to Falling in Love » est l'occasion d'un dialogue avec Liza Manili (ne pas confondre...) pour une chanson des plus rafraichissantes qui hausse le ton sur la fin. « Every Step » est une vraie ballade de hobo que le hobo céleste, Robert Zimmerman, n'aurait pas reniée. Un grand album se reconnaît à une ouverture forte et à une conclusion puissante. Alors Hobo est un grand album. « My Name » laisse l'auditeur pantois de longues minutes après le terme de ses 4'28 '' de durée. Ce titre magistral dans son introduction au piano, donne à Charlie Winston une dimension de crooner, « My Name » est épique, lancinant, déchiré. Oui M. Charlie Winston nous retenons votre nom, et plutôt deux fois qu'une. Francois Alvarez - Copyright 2019 Music Story Description du produit Hobo est incontestablement l'une des plus belles surprises de l'année avec déjà plus de 400 000 ventes. Voyageur et séducteur, romantique mais pas que, malicieux, ironique, l'album de CHARLIE WINSTON est à l'image de CHARLIE lui-même. Les mélodies enlevées et la voix enjouée sont les clés d'entrée à une seconde et plus profonde lecture d'un songwriting parfois grave, engagé et toujours profondément humain. CHARLIE WINSTON renoue avec cette tradition des " soulmen ", à l'instar de ses maîtres avoués : RAY CHARLES, RANDY NEWMAN, TOM WAITS...