Il était écrit que la rencontre entre Richard Galliano et Gary Burton devait avoir lieu. Les deux musiciens se connaissent depuis longtemps et ils ont un grand ami commun : Astor Piazzolla. Et puis, l'association de l'accordéon et du vibraphone est pour Galliano un symbole fort : A douze ans, il avait découvert cet alliage sonore dans le Art Van Damme Quintet et cela avait contribué à tracer son chemin musical. Après une brève rencontre à Paris, Galliano et Burton décident de monter leur projet. Le batteur Clarence Penn les rejoint et pour la basse, ils font d'abord appel à James Genus pour une série de concerts, puis à George Mraz pour l'enregistrement. Le disque se compose de morceaux de Piazzolla, des anciens comme ''Soledad'', des plus récents comme ''Milonga is coming'', d'un titre de Bill Evans ''Waltz for Debby'', ainsi que d'une pièce de Marguerite Monnot. Egalement au menu, un extrait d'une Symphonie de Bach, une composition inédite de Galliano, ''Para Jobim'', le thème émouvant du film ''Il Postino'' de Bacalov, et bien sûr, cet ''Hymne à l'amour'' d'Edith Piaf qui donne son titre à l'album. Enregistré à la fin de l'été 2006 à New York, ce disque évoque pour Richard Galliano une émotion intense accompagnée d'un sentiment profond de paix et d'amour en ''clair obscur'', comme un tableau de Rembrandt ou une poésie de Lamartine. Comme le dit si bien l'accordéoniste : « Les lames du vibraphone vibrent avec celles de mon accordéon et elles feront, je l'espère, vibrer votre âme... »