Record Of Broken Hearts est un écho de l âge d or qu a connu le cinéma turc dans les années 60 (Yesilcam), de l époque où les mélodies étaient entrainantes et oh-si-éclectiques. C est un hommage à ce sentiment de « En ce temps-là... », d un certain son des 60s et 70s qui attendait quelque chose qui n a jamais vraiment été là, et qui existait au travers des voix de Zeki Müren et de nombreux autres. Bien sûr, Orient Expressions garde son son électro tendu dans les mélodies vibrantes de Poyraz, de Buce, et ses influences franchement folk avec des chansons comme Yar Imis Meger et Faniler. Le sublime OE fait équipe avec Jhelisa pour créer Angels, l histoire d une chute et d une élévation en une transformation vocale complète. Le fil rouge de cet album est la série de chansons qui manifeste le mal d amour dans Su Gibi, (comme l eau je coule vers toi), ou la lamentation de Pavyon Girl, sur le thème classique de « l amour à vendre ». Complètement rétro, Asik Olma est un clin d il à l amour ni chaud ni froid du conseil très contemporain « ne tombe surtout pas amoureux ». Another kind of love (Baska Bir Ask) suit les traces d une espèce de beat très libre Afro-Anatolien tandis que Tutsak « The Prisoner » nous balade à travers des vibes mêlant les Balkans à la Nouvelle-Orléans. OE a produit ces morceaux grâce à la voix de Berin Koc et les percussions remarquables de Levent Guzel. Avec Sehristan, une ode à Istanbul, OE continue de se mettre au diapason de la grande ville un morceau que Fatih Akin a également utilisé dans l accompagnement audio de son livre dans son fameux documentaire Crossing the Bridge.