Critique
Chansons populaires de France est un des albums les moins connus d’Yves Montand. Ce disque paru en 1955 tranche en apparence avec l’univers de Jacques Prévert ou Francis Lemarque. L’album s’ouvre avec « Le Roi Renaud de guerre revient », une complainte du XVe siècle. Lorsque l’on entend Montand chanter ces mots : « Sa mère est à la tour en haut / Qui voit venir son fils Renaud », difficile de ne pas penser à la propre mère de l’artiste. Celle-ci avait l’habitude de crier de sa fenêtre « Ivo monta », ce qui explique le pseudonyme du chanteur. Montand nous emmène découvrir également la « Complainte de Mandrin », bandit pilleur du XVIe siècle ou « Le roi qui a fait tambour ». Si tout au long de l’album, on peut s’étonner du choix des chansons, il suffit de s’en remettre à l’engagement politique d’Yves Montand. Celui-ci reste fidèle à son discours antimilitariste à travers des chansons du temps d’avant : « Le soldat mécontent », « Chanson du capitaine » ou « Girofle, Girofla ». Montand reprend aussi « La butte rouge », écrite en 1919 et parfois entonnée lors des répressions ouvrières. On retrouve alors le Montand, fils du prolétariat qui chante « Les canuts », ces ouvriers tisserands de soie à Lyon au XIXe siècle. L’album se termine avec un chant plus connu sous le nom du « Chant des partisans » de Maurice Druon et Joseph Kosma. Montand chante : « Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ? Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? ». Un chant toujours d’actualité ?
Paula Haddad - Copyright 2019 Music Story
Caractéristiques
Éditions :Soldore
ISBN :8713051006878
Date de publication :7 mars 2007
Poids (g) :91
Produit indisponible !
Nous n'avons plus d'exemplaire disponible pour le moment mais chaque jour nous remettons plus de
8000 produits en stock.