La Cour des comptes est surtout connue du grand public pour
son rapport annuel, que les médias citent volontiers pour "épingler"
tel ou tel exemple de mauvaise gestion des fonds publics.
L'activité de cette institution est pourtant beaucoup plus diverse :
outre son rôle traditionnel de contrôle de la régularité des dépenses
publiques, elle a vu ses attributions étendues au contrôle de la qualité
de la gestion des fonds publics. Cette dernière fonction est amenée à
se développer, du fait de l'entrée en vigueur progressive de la nouvelle
loi organique relative aux lois de finances (LOLF), votée en 2001.
Le présent ouvrage expose en détail, outre l'histoire de l'institution,
ses compétences, son organisation, son fonctionnement et
décrit concrètement ses activités (contrôles, rapports, «suites»,
amendes...), ainsi que celles de la Cour de discipline budgétaire et
financière. Rendant intelligible ce qui fait la spécificité de la Cour des
comptes, l'imbrication du juridique et de l'économique, l'auteur suggère
des voies de réforme pour en améliorer l'efficacité.
Enfin, un chapitre présente les relations de la Cour avec les chambres
régionales des comptes, dont le rôle tend à s'accroître du fait de
la poursuite du processus de décentralisation.