«Si quiconque doute encore que l'Amérique soit le lieu où tout est
possible, se demande encore si le rêve de nos Pères fondateurs vit
toujours à notre époque, ou s'interroge encore sur la vitalité de notre
démocratie, ce moment lui donne la réponse.» Ainsi s'exprimait, au soir
de sa victoire, le premier candidat noir, Barack Obama, qui, après une
campagne remarquablement menée, avait su redonner confiance à une
majorité d'électeurs et convaincre une majorité d'États.
Cependant, en janvier 2009, le nouveau président hérite de deux
guerres coûteuses lancées par son prédécesseur et se trouve confronté
à une crise grave, d'abord financière, puis économique. Malgré un Congrès
qui souhaite oublier ses faiblesses antérieures et renâcle désormais,
malgré l'opposition systématique et obstinée du Parti républicain, malgré
la montée d'une contestation populiste, voire raciste, il est parvenu à faire
adopter la réforme de la santé, puis celle de Wall Street, réformes dont
on mesure encore mal les effets.
Mais le chiffre du chômage reste élevé et les États-Unis sont confrontés
à la rapide montée en puissance des pays émergents. Le pays saura-t-il
(re)trouver sa place dans un monde où il n'est plus l'unique hyper
puissance, tant économique que diplomatique ou militaire ? Cela passe
sans doute par un renforcement de l'État fédéral. Reste à savoir si les
électeurs américains l'accepteront.