Il s'agit de poser la question de la spécificité tant de l'insécurité que la sécurisation de mégalopoles, des « villes-mondes », des villes qui concentrent des activités économiques, politiques, symboliques, culturelles d ampleur internationale. L objet « villes-mondes » a peu fait l objet de recherches en matière de sécurité : est-il même légitime d en faire un objet de recherches ? Pour tenter d'entrer dans la complexité de la sécurité d'une capitale, le choix a été pris de multiplier les points de vue et d'ouvrir un spectre large de questionnements :
1. La sécurité d une ville-capitale qui accueille prochainement les Jeux Olympiques, avec un entretien du Préfet Philippe de Lagune, coordonateur de la sécurité en vue des JO et donc fin connaisseur de la sécurité à Londres pour cet événement.
2. La sécurité des sièges sociaux des entreprises, avec un croisement d expériences entre Paris, New York, Washington et Londres.
3. Un essai statistique comparatif sur la sécurité des grandes capitales européennes (Paris, Londres, Berlin, Rome, Madrid).
4. La sécurité d une capitale africaine, Abuja, au Nigéria, en relation avec Lagos, l ancienne capitale. Le phénomène des « doubles capitales » (Sao Paulo et Brasilia au Brésil, Sydney et Canberra en Australie, etc.) est, dans ce cas précis, étudié dans un pays à forte démographie, créant des difficultés supplémentaires.
5. Les risques hors malveillance, car il s'agit d un aiguillon important d évolution des villes-mondes : comment les capitales s orientent-elles progressivement vers la résilience ?
Les villes-mondes sont des lieux économiques, politiques, sociaux, symboliques dans lesquels les entreprises, notamment internationales, sont de fait implantées, encastrées, immergées, mais qu'elles envisagent peut-être encore insuffisamment du point de vue de leur complexité, de leur transformation et de leur sécurité.