Unique par la rapidité avec laquelle il a parcouru toute la France. Unique par la profondeur avec laquelle il a réveillé et motivé des classes populaires qui étaient hors partis, hors syndicats, et depuis longtemps même dans l'abstention électorale. Unique par la large approbation dont il a bénéficié des les premières semaines, et même après que les violences sur les Champs-Élysées et dans Paris aient commencé à affaiblir son image.
Le mouvement des Gilets Jaunes est le fait marquant dans l'Europe de ces dernières années. Plus que le vote italien en faveur d'une coalition de partis dénonçant l’immigration incontrôlée, plus que le vote en faveur du Brexit d'une Angleterre se remémorant qu'elle est une Île et fut un Empire mondial, plus que la fin de la « force tranquille » d'une Angela Merkel victime de sa décision de l'été 2015 d'accueillir plus d'un million et demi de « réfugiés », le mouvement français des Gilets Jaunes marque la contestation désordonnée mais résolue d'un peuple dans une Europe bousculée par l'instabilité économique mais aussi migratoire.
Démarré par un ras-le-bol fiscal, par le refus de l'arrivée d'une invraisemblable cohorte de taxes diverses, le mouvement des Gilets Jaunes a fait éclater la volonté d'une grande partie des français de retrouver du pouvoir politique, mais aussi leur rejet de la politique « anti-carbone » proposée par Nicolas Hulot et tous les dirigeants écologistes.
Dans un monde effectivement marqué par la concurrence économique mondiale, par la compétition technologique internationale, par une recherche scientifique nationale qui est aussi gage de la croissance nationale de demain, la grande influence en France des écologistes décroissants est un grand facteur d'endormissement, de retardement, et de recul de la compétitivité de la France.
Il faut activer une autre écologie, une écologie qui ne diffuse pas de la dépression pour chacun et de la récession économique pour tous.