"Elle avait oublié qu'elle n'était qu'en sursis sur cette terre. Derrière le bruit de fond de ce monde, pouvait-elle encore percevoir l'Esprit qui soutenait chaque homme dans le silence ?"
Paris 2017. Deux corps, dont l'un démembré et vidé de son sang, sont découverts dans l'Église réformée où le pasteur Élias officie. Il retrouve Hamid, un ami d'enfance, fraîchement nommé commissaire. Chargé de l'enquête, ce dernier soupçonne une nouvelle drogue d'être à l'origine des crimes tandis qu’Élias adepte de l’exorcisme y voit une signification plus spirituelle.
Mais une rencontre va bouleverser Élias, autant que l'enquête : l'envoûtante Nimsi. La jeune femme cache de nombreux secrets qui nous transporteront à l’époque des Huns. D'autres victimes sont à déplorer et l'étau se resserre chaque jour davantage autour d'Élias et de la mystérieuse inconnue. Est-il réellement l'homme de Dieu qu'il prétend être ? Que deviendra l'amitié des deux hommes ?
Entre drogue et mysticisme, l'enquête nous plonge dans un Paris underground et ouvrira une porte qu’aucun des protagonistes n’aurait jamais imaginé…
Finaliste du concours KDP Salon du Livre Paris 2019
Irrésistiblement Immersif
Oserez-vous plonger jusqu'au tréfond de l'âme humaine?
Avis des lecteurs :
"un des meilleurs thrillers jamais lu, alliant enquête, mystère, occultisme, histoire, drogues... et amour" Jean-Luc
"le récit, très documenté, mêle habilement époque moderne et temps ancien... un thriller au rythme implacable avec une touche de romance" Dominique
Extrait :
SEPTEMBRE 451 NORD DE LUTÈCE - GAULE
Au nord de Lutèce, la campagne d'un vert sombre s'étendait à perte de vue. Seule une petite chapelle en bordure de forêt dépassait à l'horizon. Les premières lueurs du jour commençaient à peine à percer le manteau bleu de la nuit.
Plus au sud, des fumées s'élevaient au-dessus des remparts de Lutèce, la future capitale du royaume des Francs. Construite en bois au milieu du fleuve, elle comptait à peine trente mille âmes en ce mois de septembre de l'an 451. Elle avait échappé de peu aux destructions menées par les Huns au printemps dernier.
Nimsi, une frêle jeune femme, se le rappelait encore. À la manière d'un félin, les cheveux hirsutes et le corps nu, elle se faufilait au milieu des grandes herbes. Elle avait l'allure des fauves aux aguets. Sa chair tachetée de boue et de sang ne lui laissait qu'une lointaine apparence humaine. Son pied encore fin, malgré l'épaisse corne formée par des mois de marche, glissait parmi les longues tiges brûlées par le soleil de la fin août. Les champs n'avaient pas été moissonnés. Les buissons et les épineux formaient de grandes boules chaotiques. Elle progressait insensible aux griffures des ronces laissant derrière elle le cadavre décapité d'un jeune paysan. Les morceaux de chair arrachés témoignaient plus d'une rencontre avec un léopard ou un loup. Lui qui avait échappé aux Huns n'aurait jamais cru finir ainsi. Même les animaux, nombreux à l'époque, en avaient peur. Elle sortait chasser la nuit, depuis qu'elle avait quitté les caravanes hunniques. Elle avait foulé pour la première fois les terres de Gaule au printemps de l’an 451.