Marguerite Dilhan est arrivée au Barreau de Toulouse en Juillet 1903. Elle est la première avocate de France à avoir fait carrière. Avant elle à Paris, Olga Petit n'avait que le titre et Jeanne Chauvin combattante acharnée pour l’accès des femmes à la profession d'avocat, obtenu en Décembre 1900, avait du renoncer. Marguerite Dilhan est la première femme entrée au pays du Barreau. Première à ouvrir son propre cabinet, à l'égale d'une exploratrice, première à plaider devant une Cour d'Assises, elle a tracé la route, et fabriqué la profession d'avocat au féminin. Ayant exercé pendant toute la première moitié du vingtième siècle, elle est une femme moderne. Confrontée aux lois sur la laïcité, à la justice de l'état d'urgence pendant la grande guerre, au traitement administratif par internement des réfugiés de toute l’Europe, à l'immigration massive à la fin de la guerre d'Espagne, à la question juive dans la ville occupée, elle n'a cessé de défendre devant toutes les juridictions et auprès des autorités. Parallèlement les lois sur le statut de la femme mariée et le divorce , le droit du travail nouveau .....etc marquent l'évolution radicale du monde juridique, et de la profession d’avocat à laquelle elle a participé, déléguée par son Barreau. Marguerite Dilhan à la force de sa volonté, de son travail , et de sa créativité a inventé un genre nouveau, celui de l'avocat, femme éminente de la fresque moderne.