Les Oiseaux, œuvre majeure d’Aristophane, se présentent comme une série de variations sur les tares de la société athénienne du Ve siècle av. J.C., dont beaucoup sont, hélas ! imputables à la société humaine en général. Ils suggèrent la leçon qu’il faut lutter sans relâche contre les ruses, les faux-semblants, la rapacité des hommes et des dieux, en leur opposant une résistance lucide, courageuse, persévérante – et tout aussi rusée. Mais ce qui frappe ici plus encore, c’est l’art, la richesse de l’imagination, l’originalité des situations, la saveur du dialogue, et un charme poétique rarement égalé dans le théâtre comique. Ce sont ces qualités éminentes qui expliquent l’admiration que la postérité n’a cessé jusqu’à nos jours de vouer à cette féerie.