L’Éducation nationale est le premier budget de l’État, et malgré cela, la détresse s’empare des maîtres et des maîtresses. Beaucoup n’y arrivent plus. L’échec scolaire se résume par ces chiffres : 20 % des élèves arrivent en sixième sans maîtriser la lecture et l’orthographe, le nombre d’élèves de primaire en très grande difficulté en lecture a doublé en vingt ans. L’école reproduit et amplifie les inégalités sociales. C’est la double peine. Les élèves issus des milieux les plus pauvres économiquement et socialement sont les premières victimes du système. L’institution est championne des inégalités sociales à l’école.PISA l’a révélée en 2015. PISA 2018, publiée fin 2019, le confirmera-t-il ?L’école élémentaire française serait-elle en panne ?Manquerait-elle de moyen ?Le système créerait-il de l’échec scolaire et s’en accommoderait-il ? Et si ce n’était pas qu’une question de moyen ?Le conservatisme et l’égalitarisme immobiliseraient-ils l’école ?Faut-il mettre à jour le logiciel de l’Éducation nationale ? Pascal Dumas est professeur des écoles, instituteur depuis 35 ans. Il a travaillé dans toutes les classes de l’école élémentaire, en maternelle, en perfectionnement et en SEGPA. Il connait bien l’école. Elle a besoin des parents, de plus d’autonomie, d’innovation, de plus de liberté, et moins de politique. Les neurosciences, la philosophie et le numérique sont pour cela des atouts majeurs.Si tout se joue à l’école primaire, imaginons collectivement un plan B, pragmatique, ambitieux, audacieux. Réinventons ensemble l’idéal de Jules Ferry.