En 2016, des travaux dans une vieille demeure du canton de Vaud font remonter à la surface l’épisode le plus méconnu de l’histoire de Nice. Les documents réapparus commencent à parler. 1793. Nice, qui n’a jamais appartenu à la couronne de France, est occupée par l’armée révolutionnaire. Pour épargner à leur ville les atrocités, un philosophe et un énigmatique financier forcent la porte de la Convention Nationale. De leur plaidoyer naît l’un des plus beaux territoires français qu’ils appelleront les Alpes-Maritimes. Grâce à eux, la Révolution Niçoise a réussi l’impensable : un pouvoir civil qui a fait rentrer les soldats de l’An II dans leurs cantonnements et épargnera la Terreur aux habitants. Soulevant les masques les uns après les autres, l’enquête commencée en Suisse propulse le lecteur dans les arcanes les plus secrets de l’Europe des Lumières. Pierre Abou, diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de la Sorbonne, a fait une carrière industrielle et européenne. Contributeur régulier du think-tank « énergie et environnement » de la Fondation Jean-Jaurès, il est l’auteur de plusieurs publications sur le thème du progrès technique et humain. Niçois d’adoption, il a élargi récemment sa réflexion aux rapports entre la terreur et l’intelligence collective.