Film noir contient trois parties (quatre, avec celle-ci, et même cinq etc., si l'on admet les yeux fermés que tout chiffre est aussi le chiffre supérieur : un est deux, deux est trois, six est sept, etc.), trois parties à la fois distinctes et profondément unies.
La deuxième semble donner plus volontiers son titre à l'ouvrage : il s'agit du résumé d'un
film noir qui tiendra bouche ouverte le lecteur le mieux nourri et lui fera dévorer, mieux, avaler toute l'histoire malgré qu'il en ait.
La première est comme le négatif de la deuxième. Le narrateur est maintenant prisonnier d'une chambre obscure qui parfois, hélas, prend le jour. Tout ce qui va suivre, autrement résumé, se reconnaît, mais mal, dans son joyeux monologue de sourd.
La troisième, enfin, est une suite de jeux de mots tire-bouchonnants, autant dire peut-être une spirale, ou encore une reprise de ce qui précède sous forme d'un montage retors des chutes.
Etc.
Film (mince couche d'une matière)
noir, résumé et commentaire pénétrants, quatre images sens dessus dessous, double jeu roué (réel et fictif, un et deux, vif et mort, guerre et paix, lecture et écriture, blessure et cicatrice, jour et nuit, mobile et immobile, ici et là, et tant d'autres), ces trois parties (quatre, etc.), à la fois distinctes et profondément unies, trahissent entre autres l'angoisse de la surface et aussi bien de sa percée.