192pages. poche. broché. Le sauvage et l'ordinateur Nous ccmbattons sur les deux fronts, contradictoires et pourtant liés, de la culture à la mode: la clôture des systèmes et l'ouverture illimitée des libérations et des désirs. Le paradoxe de cette culture qui fait coexister la libération instinctuelle de Marcuse avec la rigueur systématique de Lévi-Strauss, l'usine forcenée de Deleuze et Guattari avec la grammatologie marxiste d'Althusser, ne se ccmprend sans doute qu'à partir de ce point ccmmun: un Moi qui, une fois les transcendances congédiées, ne pouvait que s'enfler sans mesure. Ce Moi vorace qui apparaît au centre du concept galaxique d'aliénation ainsi que dans le discours marcusien du bonheur, il n'est plus capable de rien vouloir, de rien faire, de rien être. Il ne garde plus qu'un statut d'indépendance abstraite. Mais si c'était l'instinct de peur qui inspirait ces systèmes impeccables -la peur d'avoir à répondre à la question: que faire et au nom de quoi ?