Quatrième de couverture
Contrairement à ce qui est constamment dit ou écrit, la France est toujours membre de l'Organisation du traité de l'Atlantique. C'est de l'organisation militaire intégrée de l'OTAN que le général de Gaulle l'a retirée en 1966, lui assurant ainsi de n'être pas entraînée dans un conflit qui ne mettrait en jeu ni ses intérêts les plus directs, ni sa parole. Mais quel serait le rôle de la France aux côtés de ses alliés au cas où des hostilités mettraient en jeu le sort du continent ? Y a-t-il cohérence ou discordance entre sa politique de défense indépendante et sa politique étrangère fondée sur la construction européenne ?
L'indépendance des décisions du gouvernement français dans le domaine de la défense est compatible avec une coopération entre nos forces et celles des membres intégrés de l'Alliance. Cette double capacité conférerait à la France l'aptitude à jouer un rôle essentiel, au profit de la dissuasion, dans le maniement d'une grave crise et ferait de Paris le deuxième centre de décision occidentale en cas de menace à la paix.
L'auteur, qui est depuis plus de vingt ans l'un des experts occidentaux les plus écoutés, répond que la France - à condition qu'elle le veuille, et s'y prépare - peut être à la fois indépendante des superpuissances et solidaire de ses amis.
Biographie de l'auteur
François de Rose - Ambassadeur de France, a été membre du Comité de l'Energie atomique (CEA), représentant au Conseil de l'Organisation européenne de recherche nucléaire (CERN), chef du service des Affaires atomiques et spatiales au ministère des Affaires étrangères, adjoint au chef d'état-major de la Défense nationale, directeur du groupe chargé de définir les missions de notre armement nucléaire, et a terminé sa carrière comme représentant permanent de la France au Conseil atlantique (1970-1975). Il est membre du Conseil de direction de l'Institut international d'études stratégiques de Londres.