Thérèse de Lisieux, ou Thérèse de l'Enfant Jésus, ou
encore la «petite Thérèse» (par opposition à la «grande»,
Thérèse d'Avila) est l'une des saintes les plus populaires et
les plus lues, dans l'Église catholique et au-delà. Entrée au
Carmel de Lisieux à quinze ans, morte à vingt-quatre ans en
1897, elle avait laissé trois écrits autobiographiques. Ils furent
publiés peu de temps après sa mort, mais très remaniés,
quelque peu tronqués et refondus en un tout, sous le titre
Histoire d'une âme. Ce livre connut d'emblée un succès
immense dans le monde entier, car il peignait de l'intérieur
ce que peut être cette «enfance spirituelle» que le Christ évoquait
dans l'Évangile et qu'il est impossible d'inventer sans
la vivre.
Les Manuscrits autobiographiques, parus en 1957, restituent
le texte original des trois manuscrits laissés par
Thérèse. Elle y apparaît avec sa spontanéité, sa sensibilité, un
ton inimitable et même une sorte de fantaisie qui étonne dans
des écrits «spirituels». Mais on y trouve aussi l'épreuve des
ténèbres qu'elle dut traverser dans les derniers mois de sa
vie - et qui disent la véritable dimension de son «combat»
spirituel.