L'amour est l'expérience fondatrice de l'oeuvre de l'écrivain Catherine Pozzi (1882-1934). De l'amour humain à l'amour divin, de Dieu à la poésie, l'écriture devient le principe éthique suprême dont le but est d'identifier le moi au monde et au mot. Catherine Pozzi, proche du mouvement néoclassique, maîtresse de Paul Valéry, laisse une oeuvre encore peu connue qui témoigne d'un parcours atypique où la vie et l'écriture sont étroitement mêlées. Avec finesse et sensibilité, Anne Malaprade, qui a pu consulter les archives privées de Catherine Pozzi, montre, à travers une analyse extrêmement précise et une réflexion sur la philosophie poétique, comment l'oeuvre entière de l'écrivain se décline en un vaste projet architectural dont tous les éléments sont soudés esthétiquement et logiquement.