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Grandes collections de la Russie impériale

Emmanuel Ducamp
  • 08/11/2004
  • Flammarion
5/5 (1 avis)
Couverture de Grandes collections de la Russie impériale par Emmanuel Ducamp

Résumé

Une étude inédite sur les extraordinaires collections artistiques constituées avant la révolution de 1917 par les grandes familles russes de l'aristocratie et du monde des affaires.

Couronnement d'un long travail de recherche dans les institutions, les fonds d'archives russes et les grands musées internationaux, cet ouvrage retrace la genèse de collections particulières dont les chefs-d'oeuvre, aujourd'hui dispersés entre la Russie, les États-Unis et l'Europe, sont ici tous reproduits.

Grâce à une iconographie souvent méconnue - vues à l'aquarelle anciennes ou photographies du début du XXe siècle, portraits des collectionneurs-, il remet en scène les oeuvres d'art dans le cadre pour lequel elles avaient été réunies.

C'est au début du XVIIIe siècle, sous le règne de Pierre le Grand, qu'apparurent en Russie les premières collections privées. Il fallut cependant attendre le règne d'Elisabeth Ire, puis celui de Catherine II, pour voir naître de véritables collections artistiques, constituées dans l'entourage des souverains par un petit nombre d'aristocrates éclairés.

À partir du début du XIXe siècle, ils furent rejoints par des diplomates d'origine moins illustre, ainsi que par des membres de la noblesse vivant à l'étranger et profitant de leurs liens avec les marchands et les artistes européens. Dans les années 1850, alors que la révolution industrielle faisait de Moscou le centre de l'activité économique de l'empire, une nouvelle classe sociale de «princes marchands» fit irruption sur la scène artistique et arracha à Saint-Pétersbourg le rôle prépondérant qu'elle avait eu jusqu'alors. De nouveaux collectionneurs, comme Vassili Kokorev et Pavel Tretiakov, soutinrent avec ferveur une école de peintres russes dont le succès n'était pas sans rapport avec le nationalisme politique ambiant. Vers la fin du siècle, des dynasties marchandes ou industrielles - les Morozov, les Chtchoukine - leur emboîtèrent le pas, ajoutant à leur intérêt envers leurs compatriotes une passion nouvelle pour l'avant-garde ouest-européenne: Monet, Renoir, Degas, Cézanne, Gauguin, Matisse, Picasso...

Après la révolution de 1917, comme les collections impériales, la plupart de ces collections familiales furent nationalisées puis, à partir de 1924, dispersées entre les musées publics. De nombreux chefs-d'oeuvre furent également vendus à l'étranger à la fin des années 1920.

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