Quatrième de couverture
Alors que l'ensemble des arsenaux militaires contient d'ores et déjà de quoi faire sauter trente fois la planète, la course aux armements a repris en 1981. Ce fantastique gaspillage de ressources survient au moment où un être humain sur dix connaît la famine et où le fossé Nord-Sud s'accroît d'année en année. En toile de fond : la crise économique, avec son cortège d'inflation et de chômage, l'explosion démographique et les violations des droits de l'homme. La prochaine décennie sera la période la plus décisive de toute l'histoire. Pour faire face à des problèmes qui débordent le strict cadre national, les gouvernements ont mis sur pied le système des Nations Unies. Fort imparfait, cet instrument est néanmoins le seul disponible en regard de l'ampleur des périls. Aux six organes de l'ONU créés en 1945, tels le Conseil de Sécurité et l'Assemblée Générale, s'est bientôt ajoutée une série de services de la coopération internationale. En même temps se multipliaient les institutions spécialisées des Nations Unies dont les plus connues sont l'UNICEF pour l'enfance, l'UNESCO pour l'Education, la Science et la Culture, la FAO pour l'Alimentation et l'Agriculture et l'OMS pour la Santé. Mais cette vaste bureaucratie reste lointaine et nie toute participation des citoyens. Pour que le système des Nations Unies joue efficacement son rôle et réduise l'irrationalité qui menace la survie de l'espèce, il faut démocratiser son fonctionnement. Le levier de cette transformation existe avec les organisations non-gouvernementales qui recrutent leurs membres dans de nombreux pays et oeuvrent pour le désarmement, les droits de l'homme ou l'écologie. De là surgira la représentation parlementaire des populations, analogue aux élections européennes, mais sur le plan universel. L'Assemblée des Peuples, en gestation, et l'actuelle Assemblée Générale des Etats formeront la base, suivant les règles classiques du fédéralisme, du futur et inéluctable gouvernement mondial.