Après Poèmes d'été (Poésie/Flammarion, 2000), qui réunissait ses
tout premiers textes et son recueil le plus récent, Eblouissements
vient compléter l'édition «intégrale» (mais bien sûr, toujours en
devenir) des poèmes de Martine Broda. L'ouvrage s'ouvre ainsi sur
l'ensemble inédit qui lui donne son titre puis redonne à lire Grand
jour, publié en son temps par Michel Deguy chez Belin. Il se clôt
sur la Suite Tholos, composée par l'auteur à la mémoire de sa
soeur, disparue récemment.
Ainsi livré dans une manière de dispersion chronologique (mais où
patienterait un ordre plus secret), ce regroupement en deux
volumes devrait éclairer l'évolution d'une oeuvre qui est parvenue
à conjuguer un lyrisme intemporel, ou si l'on préfère impersonnel,
et les grandes inflexions formelles des dernières décennies.
Travail d'amour et de science, de chair comme de sang, où
s'inscrit en filigrane la mémoire d'une langue porteuse d'un trouble
perpétuellement prolongé.